Les syndicats enseignants, selon une tradition bien établie, limitent leurs exigences au maintien des avantages acquis et à l’obtention des moyens supplémentaires nécessaires à la mise en œuvre de réformes inutiles voire nuisibles qui se succèdent depuis des décennies. Certains d’entre eux cautionnent ces réformes et n’en discutent que les modalités. D'autres les inspirent subrepticement.

A l'inverse, le SAGES mène des études approfondies sur les différents sujets qui intéressent les professeurs agrégés, afin d’élaborer de véritables contre-propositions. Il n'hésite pas à soulever des questions nouvelles , à aborder des problèmes méconnus et pourtant graves, à formuler des propositions originales (c’est notamment le cas pour ce qui concerne la procédure de notation des PRAG, l’actuelle étant illégale).

Réalisées avec rigueur, ces propositions s’articulent entre ce qui a lieu dans la pratique et ce qui figure dans les textes. Elles sont ensuite diffusées (dans notre bulletin, sur notre site internet, auprès de différents media) puis présentées aux différents interlocuteurs institutionnels (ministère et parlementaires).

A côté de ces propositions qui pourraient être mises en pratique immédiatement, et qui concernent en particulier la titularisation et la formation, les obligations de service, l’accès au corps des professeurs agrégés, l’évaluation et la promotion des agrégés, le SAGES en formule d’autres, plus ponctuelles mais nécessaires, destinées à corriger des iniquités inadmissibles dans la réglementation actuelle. C’est ainsi par exemple que nous demandons la prise en compte, dans le reclassement des néo-agrégés, de leur expérience professionnelle acquise.

A terme, c’est sur l’ensemble des questions qui intéressent le métier et la carrière des professeurs agrégés que le SAGES aura formulé des propositions et qu'il se sera efforcé de les promouvoir.