A considérer certains syndicats enseignants, on pourrait croire :

Pour répandue et partagée que soit cette manière de procéder, elle n'est pas en usage au SAGES. L'état de fait que nous décrivons plus haut nous a d'ailleurs longtemps dégoûtés de prendre part au syndicalisme, avant que nous estimions que laisser le champ libre aux autres syndicats revenait à encourager les dérives que nous dénonçons ici.

Mais qu'est-ce qu'un syndicat ? C'est, stricto sensu, "un groupement constitué par des personnes exerçant une même profession, ou des professions connexes ou similaires, pour l'étude ou la défense des droits ainsi que des intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu'individuels des personnes visées par les statuts" (Vocabulaire juridique, Dalloz).
A l'heure actuelle, le SAGES est le seul syndicat enseignant qui corresponde à cette définition et qui y corresponde de propos délibéré : notre syndicat s'interdit d'aller au-delà de ce qui doit être l'objet social et le domaine d'action d'un syndicat de professeurs : il n'empiète ni sur le domaine privé des élèves, des étudiants et des familles, ni sur ce qui relève par nature de la liberté individuelle du professeur ou qui porterait atteinte au caractère intellectuel et indépendant de son activité. Et il s'interdit également de prendre position ou d'agir à l'intérieur de ce qui relève exclusivement du peuple souverain par l'intermédiaire de ses élus, des partis politiques, des églises ou des associations diverses.

En somme, le SAGES prend position et agit dans son rôle de défenseur et de représentant si, et seulement si, certains faits ou certains actes ont une incidence sur les intérêts qu'il a en charge de défendre, et dans la mesure de ces intérêts et de cette défense.

Le SAGES, un syndicat, ni moins, ni plus.