De janvier à octobre 1996, premières adhésions prometteuses chez les PRAG et sympathie certaine de la part de professeurs agrégés en poste dans le second degré, qui apprécient l'émergence d'une forme de syndicalisme proposant enfin une vision digne et convaincante du professeur agrégé.

En octobre 1996, le SAGES dépose une liste aux élections à la CAPN des professeurs agrégés, après à peine neuf mois d'existence.

En décembre de la même année, et pour sa toute première participation, il obtient, sur 11 syndicats présents, la cinquième place aux élections et reçoit des courriers enthousiastes d'électeurs ayant lu et apprécié sa profession de foi.

De 1996 à décembre 1998, le syndicat se développe avec succès chez les PRAG, élabore un grand nombre d'analyses approfondies et de propositions, est reçu plusieurs fois au ministère de l'éducation nationale, par des parlementaires, et par différents interlocuteurs concernés par les questions d'instruction publique. Il prend pendant ce temps conscience de la nécessité d'étendre son champ de syndicalisme au second degré, ce qui sera fait dès le mois de janvier 1999.

En 1998, la France signe le protocole additionnel n11 à la convention européenne des droits de l'homme, qui autorise enfin (la convention date de 1950 !) les syndicats et les particuliers à assigner directement l'état français devant la Cour européenne des droits de l'homme pour violation de la convention ; l'émergence de cette possibilité est capitale pour le développement du SAGES et la suppression progressive du monopole syndical de fait qui existe depuis 1945 et renforcé par la loi Perben votée en décembre 1996, le jour même des élections.

En Décembre 1999, le SAGES est à nouveau cinquième aux élections à la CAPN, mais il représente désormais plus de 25% des voix chez les PRAG, où il est second, loin devant le troisième ; le SAGES est également second dans le choix des personnels détachés, secondaire compris, avec un peu plus de 10% des voix, ce qui est prometteur pour les prochaines élections. Le SAGES manque même de peu d'avoir un élu à la CAPN, qu'un scrutin au plus fort reste lui eût octroyé.

En mai 2000, le SAGES gagne son premier recours au Conseil d'Etat contre le ministère de l'éducation nationale sur la question du recrutement à l'Université, combat qui, hélas, est loin d'être terminé.

Défenseur et promoteur, dès sa création, des principes contenus dans la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, et notamment dans son article 6 ("Tous les citoyens [...] sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents"), le SAGES mène des actions juridiques, tant collectives qu'individuelles, dans le supérieur comme dans le second degré, avec pour objectif la défense déterminée des professeurs agrégés, qu'il est le seul à réellement conduire.