La liberté syndicale emporte, sous certaines réserves, le droit pour un syndicat d'élaborer ses propres règles, qui concernent aussi bien son fonctionnement interne que ses relations avec les tiers.

Quand elles sont trop rigides et trop détaillées, ces règles paralysent à terme l'action du syndicat ; quand elles sont trop vagues ou trop sommaires, elles génèrent l'arbitraire voire les conflits.

Après après avoir constaté que tant les pouvoirs publics que les juridictions nationales administratives avaient tendance à vouloir paralyser l'action juridique des syndicats par le biais d'une interprétation fallacieuse de leurs statuts, le SAGES, créé en 1996, s'est, en 2003, doté de statuts plus solides que les précédents, bientôt complétés et précisés par un règlement intérieur.

Ces statuts, légèrement modifiés en novembre 2015 (extension du champ de syndicalisation du SAGES, notamment aux PRCE), sont la Constitution générale du syndicat : ils précisent notamment dans quel cadre s'exerce son action, la nature de cette action, les différents organes y participant, et ses modalités de fonctionnement interne et externe. S'appuyant explicitement sur la charte sociale européenne, sur le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et sur la Convention européenne des droits de l'homme, ils ont pour propos de permettre au syndicat de tirer parti, de façon optimale, des différents degrés de liberté d'action possibles, tout en instituant des mécanismes de contrôle internes a posteriori là où un important pouvoir a priori a été éventuellement été conféré à une personne - par exemple le président - ou un organe du syndicat.

Les principaux organes du SAGES sont :